Une zone blanche coupe le travailleur isolé de tout réseau cellulaire. En cas d’accident, son alerte ne part pas. Pour les responsables HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement), deux stratégies existent : contourner le problème ou le résoudre par un réseau dédié. Nous allons voir ensemble leurs avantages et leurs limites.
Zone blanche : de quoi parle-t-on ?
Une zone blanche est un espace sans couverture réseau GSM (2G, 3G, 4G, 5G). On en trouve en extérieur comme en intérieur :
- En extérieur : sites ruraux, carrières, stations d’épuration éloignées.
- En intérieur : sous-sols, tunnels, chambres froides, bâtiments en béton armé.
Dans ces environnements, un PTI classique ne peut pas transmettre d’alarme. Le travailleur est seul, et personne ne le sait en difficulté.
Stratégie n°1 : contourner la zone blanche avec un minuteur
Comment ça marche ? Avant d’entrer en zone blanche, le travailleur active un minuteur sur son dispositif. Il estime la durée de son intervention. S’il ressort à temps, il désactive le minuteur. S’il ne ressort pas, l’alarme se déclenche automatiquement à la fin du compte à rebours.
Points forts
- Aucune infrastructure à installer.
- Déploiement rapide et économique.
Points faibles
- Un protocole doit être défini et respecté avant chaque entrée en zone blanche.
- Le travailleur peut oublier d’activer le minuteur.
- En cas d’alarme, on ignore où se trouve le travailleur.
- On ignore aussi depuis combien de temps l’accident a eu lieu.
Stratégie n°2 : couvrir la zone blanche avec un réseau de communication supplémentaire
Comment ça marche ? On déploie un réseau radio indépendant du GSM sur le site. Deux technologies dominent le marché :
- LoRaWAN (Long Range Wide Area Network) : un réseau privé basse consommation, avec des antennes installées sur le site. Il traverse bien les murs épais et le béton.
- Sigfox : un réseau bas débit opéré par un tiers, qui transmet de courts messages sur de longues distances.
Points forts
- L’alarme part dès que l’accident est confirmé, directement depuis la zone blanche.
- Le travailleur reste protégé en continu, sans action de sa part.
Points faibles
- Une installation préalable est nécessaire (antennes, passerelles).
- Le coût est plus élevé qu’une solution par minuteur.
Conclusion : quelle stratégie choisir ?
Le choix dépend de votre usage de la zone blanche. Posez-vous trois questions :
- Fréquence : vos équipes entrent-elles en zone blanche de façon ponctuelle ou quotidienne ?
- Réactivité : une alerte différée de plusieurs minutes est-elle acceptable au regard des risques ?
- Budget et infrastructure : êtes-vous prêt à installer un réseau dédié sur votre site ?
Pour une intervention rare et encadrée, le minuteur peut suffire. Pour une zone blanche permanente ou à risque élevé, un réseau dédié offre une protection en temps réel.